Quand le surf rencontre l’apnée

C’est avec beaucoup de joie que nous avons accueilli des membres de l’association Aloa-surf dimanche dernier pour un atelier d’apnée.

En effet pour la première fois les chasseurs sous marins du Subaqua de Cholet organisait un atelier en collaboration avec l’asso surf de Nantes.
L’objectif du jour était de se rassurer vis-à-vis de ses capacités à tenir des hold-downs en surf (passage sous les vagues dans la zone d’impact).

L’atelier s’est déroulé en 2 parties : une partie sur la théorie de l’apnée (comment fonctionne la respiration, l’importance de la relaxation, les dangers de l’apnée…) et une partie pratique avec des exercices d’apnée statique et d’apnée dynamique avec un passage en fosse à 6 mètres pour les plus téméraires.

À la fin de l’atelier nous nous sommes retrouvés chez Marcel, nous avons eu des échanges très intéressants sur l’apnée et le surf. Nous avons très probablement créé des vocations pour la chasse sous-marine après avoir présenté les trophées de chasse de nos adhérents.

Un grand merci aux organisateurs Tom Bagourd (IP1) et Yoann ARGENTIER (MF1) ainsi qu’aux encadrant bénévoles : Jean-Jacques, Luc et Thierry.

Tom

Visite caisson hyperbare:

Le mercredi 25 février après-midi, une partie de vos encadrants s’est rendue dans le service de la médecine hyperbare au CHU d’Angers reçu par le docteur Souday et son équipe.

Nous avons appris que les accidents de plongée pour ce service était d’environ d’une douzaine par an dont la moitié sont des plongeurs professionnels, c’est pourquoi les caissons hyperbare ne sont pas pour les plongeurs. En revanche, ils aident à la récupération et au soins de patients avec des maladies de peau ou des cancers par exemple.

Il y a très peu de caissons en France : celui d’Angers traite des personnes de Bordeaux jusqu’à Chartes et lors du traitement de patient venant de loin, la planification de la chaîne de secours peut être longue et complexe.

Après d’autres explications et des questions-réponses, nous avons formé deux groupes pour faire un passage au caisson avec un profil de plongée à 50 m.

Malgré les différents niveaux, l’encadrement médical permet de réaliser cette “plongée”.

Des infirmières formées réalisent les manipulations des caissons à la main ; la technologie datant de 25 ans, leur fonctionnement est donc manuel. Elles contrôlent la vitesse de descente et de remontée, la concentration d’oxygène, etc. La montée en pression est accompagnée d’une chaleur étouffante, qui nous fait passer en moins de 5 minutes en canicule, mais à la particularité de modifier notre voix comme si nous étions sous hélium. On a beaucoup rigolé.

La descente amène les personnes en narcose, certains étant plus sensibles que d’autres. Afin d’égayer la plongée, nous faisons des tests de narcose : retenir des mots, faire des multiplications, un labyrinthe et un test de réflexe. Beaucoup plus complexe et rigolo quand on a l’impression d’avoir 3 grammes. Surtout qu’à l’extérieur, ils nous voient et nous entendent.

Lors de la remontée nous pouvons déboucher le champagne grâce aux bouteilles d’eau surgonflée qui explose. Pour les paliers, nous mettions un masque à oxygène afin de mieux désaturer, et des couvertures car l’air se refroidit.

À la sortie du caisson, nous pouvons regarder nos résultats avec des idées claires, et ils ne sont pas fameux pour la plupart.

Ce fut une après-midi enrichissante.

Un grand merci à l’équipe du service de la médecine hyperbare du CHU d’Angers pour leur accueil.

Thérèse THIÉRY